La place des auto-édités dans le combat contre Amazon

La place des auto-édités dans le combat contre Amazon

J’aime pas les débats. Mais voilà, je ne décolère pas.

Je repose le contexte : 2e confinement, les soignants sont remplacés par les libraires : appel massif au boycott d’Amazon incitant à acheter dans les librairies indépendantes. Privilégier les petits commerces plutôt qu’enrichir Amazon, surtout quand on sait que le prix d’un livre est le même partout. Logique. Mais je dois dire qu’en tant qu’auto-éditée, j’ai quand même tiqué. Amazon c’est LA plateforme des auteurs indé. C’est notre librairie à nous pour nous faire connaître. Michel, tu vas voir qu’on va être un dommage collatéral ! J’ai tiqué mais j’ai fait le dos rond, me disant que, comme le confinement, c’était un mauvais moment à passer.

Et puis les post continuent de s’enchaîner, les partages aussi, les story… et j’y lis des mots forts. Des mots culpabilisants. « Plus d’excuses » « Obligation d’acheter en librairie ».

Hum. Là ça coince. Tu comprends Michel, le vase déborde ! Parce que vois-tu, nous les auto-édités, pour la plupart, nous ne sommes pas en librairie. Alors on fait quoi ? On accepte la situation jusqu’à une sortie potentielle du confinement ? On se laisse faire sous prétexte que c’est immoral d’acheter sur Amazon ? On met de côté notre livre sous prétexte que d’autres livres ont plus de légitimité que le nôtre d’être acheté ? C’est déloyal. Si mon livre pouvait être proposé par toutes les librairies, il n’y aurait pas débat. Mais ce n’est pas le cas. Je n’ai pas d’éditeur (je précise que c’est un choix). Je pourrais adhérer au programme de la Fnac, quitte à grappiller sur ma marge, mais attendez ! On boycotte aussi la Fnac, car ce n’est pas une librairie indépendante !

Alors dis moi Michel, on fait quoi nous les auto-édités pour vivre de notre travail ?
Avant de répondre : pensez-vous vraiment que les gens font la différence entre livre auto-édité avec nécessité de passer par Amazon, et livre d’éditeur à acheter en librairie. S’ils ont été sensibles à l’appel au boycott d’Amazon, ils boycotteront Amazon. Quitte à faire de nous un dommage collatéral.

Si vous vous rendez sur ma page Instagram, vous pourrez lire les nombreux commentaires déposés sous ce post et cette question du boycott Amazon. Ce sujet divise.

Une histoire de rencontres

Une histoire de rencontres

On fait des rencontres incroyables sur les réseaux sociaux. Je sais, je l’ai déjà dit. Je sais. Mais c’est si important, que je le répéterai souvent s’il le faut.

Je ne citerai pas de noms, ma liste risquerait de ne pas être exhaustive, et de toute façon les concernés se reconnaîtront. Je vais juste vous parler de ce que je vis ou ce que j’ai vécu avec ces parfaits inconnus.
D’abord, un soutien. Ça paraît rien comme ça. Un petit mot de rien du tout. Mais quand le soutien est là tous les jours ou presque, c’est tout sauf rien du tout.
Ensuite, de l’aide, des astuces, des retours d’expérience. Reprendre son souffle est mon premier roman. C’est aussi la première fois que je rencontre le monde de l’auto-édition. J’ai tout à apprendre.
Et puis d’autres me donnent leur confiance. C’est pas rien la confiance. Surtout quand on ne se connaît pas. Ou si peu. Confiance qui se traduit par exemple en étant bêta lectrice de deux auteurs en devenir. Qui suis-je, moi, pour affirmer que des écrits sont bons ou pas ? Je ne sais pas vraiment. Mais ils me donnent tout de même leur confiance, parce qu’un lien, même fragile, s’est tissé entre nous derrière nos écrans.
Et enfin, l’un d’eux m’a fait un cadeau inestimable. Cette inconnue m’a donnée son temps. Je le répète, on ne se connaît pas. Il y a quelques jours, elle m’a confiée, gênée, qu’elle avait repéré quelques fautes dans le chapitre 1 de mon roman. La tuile quand on sait qu’il a été relu par un « pro » et qu’il a été imprimé à 100 ex… Cette personne a consacré des heures à relire et corriger mon roman pour qu’il soit prêt à temps pour les versions ebook et la réimpression de 100 nouveaux exemplaires. Pourquoi ? Je ne sais pas. Par gentillesse. Pour m’apporter son aide.

Je vous l’ai dit, on fait des rencontres incroyables sur les réseaux sociaux. Et à ça non plus, je n’étais pas préparée.

Y croire

Y croire

Ce post va te paraître redondant avec le post précédent. Pars pas. Attends. Fais moi confiance, il en est la suite logique.

Si tu peux le rêver, tu peux le faire. Cette phrase de Walt Disney a longtemps été affichée sur mon frigo. C’était joli, ça faisait beau, sur un frigo. Et puis, après un déménagement, elle a disparu du frigo, elle a même disparu tout court, je ne l’ai jamais retrouvée. Mais elle est toujours restée là, dans un coin de ma tête.
Ce roman, lui aussi, a toujours été dans un coin de ma tête. Une idée jolie, que l’on note sur une liste et que l’on aimerait réaliser avant de quitter cette vie.
Et puis un jour, comme ça, j’ai associé l’idée au rêve. Celui d’écrire un roman et qu’il rejoigne quelques bibliothèques. Ça n’a pas été simple, j’ai dû travailler plus que je ne l’avais jamais fait, j’ai douté, j’ai failli tout abandonner. Mais je n’ai pas lâché. J’ai cru en ce rêve et je l’ai fait : j’ai écrit un roman et il a commencé à se vendre. Bientôt il aura une place chez des gens, y compris des gens que je ne connais pas.
Et me voilà aujourd’hui à y déposer des dédicaces. C’est étrange d’écrire une dédicace. Bien plus que d’écrire un livre finalement. Parce qu’à la différence d’un livre qu’on écrit pour soi, une dédicace, on l’écrit pour quelqu’un. Et figure toi que cette partie là de l’histoire ne faisait pas partie du rêve. Tout simplement parce qu’il me semblait tellement improbable et insensé, que je n’avais pas imaginé l’après. L’après écrire un roman et le vendre, c’est écrire une bricole sur la première page et espérer faire plaisir à ces gens qui offriront une place à ce livre dans leur bibliothèque. Et c’est mettre le point final à un livre qui désormais ne m’appartient plus, et éprouver, non pas de la tristesse, mais une incroyable satisfaction.

Une chose à retenir :
Si tu peux le rêver, tu peux le faire. Il suffit de se lancer, de travailler dur et d’y croire. Puis de te laisser guider et kiffer, parce que tu n’es pas prêt pour l’après.

Pré-commande

Pré-commande

Pour vous, cette journée est peut être celle d’un potentiel reconfinement. Pour moi, cette journée est celle d’un saut dans le vide. 

Mon livre est en vente. 

Je suis bien attachée, j’ai des mains amies et solides qui me retiennent pour ne pas tomber. Malgré tout, je vois le vide, et je ne peux pas m’empêcher d’avoir peur. 

Mon livre est en vente. 

Je me suis lancée dans cette aventure après les avis très encourageants de mes bêta lecteurs. J’ai reçu ensuite beaucoup de retours positifs sur mes 2 premiers chapitres. Je sais que tout est réuni pour que mon livre plaise. Oui mais voilà. Ce qui n’était pas très concret jusque là, le devient. 

Mon livre est en vente. 

Je ne peux plus reculer. Les premières commandes ont eu lieu ce matin, après avoir annoncé le lancement de ces précommandes via ma newsletter. Elles ont accéléré mon cœur autant qu’elles l’ont soulevé de joie. 

Mon livre est en vente. Et j’ai commencé ma descente vers le vide, les yeux fermés mais le sourire aux lèvres. 

Reprendre son souffle est en vente à la page Roman au prix de 15,90€. Notez que je n’ai que 35 exemplaires à disposition pour cette opération et que je n’ai absolument aucune idée du nombre de personnes qui souhaiteront se procurer ce livre en avant-première. Alors un seul mot d’ordre : premier arrivé, premier servi ! Notez également que les frais de port vous sont offerts avec le code promo LANCEMENT 
Enfin,  j’ai prévu de dédicacer chacun des exemplaires qui seront commandés. Si vous ne le souhaitez pas, merci de me prévenir par mail juste ici : hello@marienomis.com

J’espère que vous apprécierez l’histoire autour de Rose et Vincent, autant que j’ai pris plaisir à l’imaginer et à l’écrire. 

Reprendre son souffle
2009. Sarah déménage la maison de sa grand-mère quand elle découvre des cartes postales écrites vingt ans plus tôt par un homme dont elle ignorait l’existence. En les lisant, elle va découvrir une histoire d’amour passionnelle et déterrer un pan de vie soigneusement gardé secret par les femmes de sa famille.
Reprendre son souffle est une histoire d’amour rare et intense, sur fond d’interdit, de temps qui passe et d’actes manqués.
15,90 €
320 pages – Format : 14,8 x 21 cm – ISBN : 978-2-9574349-0-9
Date de sortie : 5 novembre 2020

Ma bibliothèque

Ma bibliothèque

Si vous ne deviez résumer votre bibliothèque qu’à une petite pile de livres, lesquels choisiriez-vous ? 

Choix très difficile à faire, tellement ma bibliothèque est variée, et tant certains livres m’ont bouleversée au point de me rester en mémoire plusieurs mois voire plusieurs années après les avoir refermés. 

Le style que j’aime ? 

Plutôt classique. Du rire. Des larmes. De l’amour. Des drames. Des livres qui se lisent facilement. Sans trop de blabla. Sans trop de phrases pompeuses. 

J’aime à penser qu’on peut faire simple et faire bien. Un peu comme en cuisine où on peut se régaler d’un plat sans artifice. 

Si je devais donc choisir, je réduirai ma bibliothèque à un panaché. Être bouleversée en lisant « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » d’Harper Lee et enchaîner avec un Marc Lévy. Pleurer en lisant « Un jour » de David Nicholls et rire en lisant Gilles Largardinier. Et terminer avec un Gavalda. Tant qu’il y a un Gavalda, je suis sûre de ne pas me tromper.

Dans la peau

Dans la peau

J’ai l’écriture dans la peau. Plus qu’une passion, elle est devenue mon identité. A ce moment très précis de mon histoire, j’ai ressenti le besoin qu’elle marque à jamais mon corps comme elle a marqué ma vie.