6 mois

6 mois

Il y a 6 mois presque jour pour jour (2 jours de retard… oh ça va !), je faisais mon premier grand saut dans le vide, sans harnais, sans filet de protection, uniquement en fermant les yeux et en croisant fort les doigts pour que l’atterrissage ne fasse pas trop mal. C’était le 5 novembre 2020. Je lançais Reprendre son souffle, mon premier roman, en auto-édition.
Quand j’y repense, c’était un peu fou.


Plusieurs fois ensuite je me suis fait la réflexion que c’était une idée à la con, que j’aurais mieux fait d’être relue, accompagnée et portée par des professionnels de l’édition.
Mais jamais je ne l’ai pensé avant. Pour la simple et bonne raison que j’avais pris une décision et comme dirait ma mère « quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs ».
Est-ce que pour autant je regrette ma décision ?
Absolument pas !


Alors oui, ça a été un travail énorme. Oui, j’ai eu des milliers de doutes. Oui, j’ai fait des tas d’erreurs. Et oui, je n’ai pas eu la même visibilité qu’avec une maison d’édition.


Mais j’ai aussi eu la chance d’être lue seulement quelques semaines après avoir posé le dernier mot de cette histoire, d’avoir reçu énormément de retours positifs, et de gagner en confiance. Sans cela, jamais je n’aurais entamé l’écriture d’un 2e roman.
J’ai aussi eu la chance folle que Reprendre son souffle soit lu en masse, recommandé, chroniqué. Avec plus de 800 exemplaires vendus (je ne compte pas les pages lues Kindle), comment voulez-vous que je regrette ce pari fou ?

Le 20 avril 2020

Le 20 avril 2020

Il y a tout pile 1 an aujourd’hui, on était en plein premier confinement. Quasiment au chômage total, j’avais usé le rôle de la parfaite femme au foyer jusqu’à l’os. Reine des gâteaux, reine de l’école à la maison, reine du tri dans les jouets, reine des DiY et des réaménagements déco, reine des travaux qu’on faisait en se disant « tant qu’à faire »… reine de l’occupation à tout prix.

Il y a tout pile 1 an aujourd’hui, je commençais à m’emmerder sévère. Parce qu’être à la maison et m’occuper des enfants, ça n’a jamais été pour moi. Mon truc, c’était l’enchainement de projets pro, la vie qui défile à une vitesse folle, les rares dimanches à la maison où on se félicitait de ne jamais y être.

Il y a tout pile 1 an aujourd’hui, mon mec s’est inquiété de me voir dormir autant. Je lui ai répondu que j’étais fatiguée. Ne rien faire, c’est aussi épuisant que de courir tout le temps.
Il m’a demandé ce que j’avais envie de faire et que je n’avais jamais pris le temps de faire avant. J’ai répondu « un roman », mais j’ai tout de suite freiné l’excitation dans son regard en disant qu’il était hors de question que je perde mon temps à faire un truc qui n’aboutirait à rien. J’ai toujours eu un rapport compliqué au temps.
Il a passé plusieurs minutes à essayer de me convaincre, comme s’il tentait d’avoir une faveur alors que c’était à moi qu’il la faisait. Je me souviens, on était dans notre jardin, j’ai haussé les épaules et je suis allée prendre une douche. En sortant, j’ai attrapé un carnet et je me suis assise en tailleur sur le parquet pour écrire le plan de ce qui deviendrait mon premier roman. Quelques minutes plus tard, il prenait une photo de moi et me l’envoyait par sms avec ce texte : « c’est beau une femme qui réalise ses rêves ». Ce que j’ai pris pour une plaisanterie ne l’était pas. Il y avait cru bien avant moi.

Il y a tout pile 1 an aujourd’hui, je ne savais pas ce qui m’attendait ni ce que cette conversation déverrouillerait en moi. J’étais loin d’imaginer la place que l’écriture prendrait dans ma vie et le chemin que j’emprunterai jusqu’à aujourd’hui.

Il y a 1 an, je me mettais à écrire, et ça a tout changé.

Amazon et les montagnes russes

Amazon et les montagnes russes

J’aurai dû vivre une journée spéciale ce jeudi 1er avril. Une journée de mise en avant par Amazon, appelée Offre éclair Kindle, très souvent synonyme de ventes record. Mais au lieu d’être spéciale, cette journée a été désolante. Amazon a « oublié » de me mettre en avant.

Dans une tentative de rattraper le coup, le service client m’a mis en avant le vendredi 2 avril dans la matinée. Sans la réduction qui aurait dû faire exploser les ventes, mais une mise en avant tout de même.
Les ventes ont été boostées, j’étais heureuse d’apparaitre dans le top 5 de la catégorie Littérature française dans la soirée. Je suis allée me coucher sur cette victoire, en me disant que ce n’était pas tout à fait ce que j’avais imaginé, mais que ce n’était pas si mal finalement pour un loupé.

Habituellement, les ventes s’épuisent le lendemain d’une mise en avant et on retombe vite du classement. Je ne m’attendais donc pas à être à la 2e place le matin de ce samedi 3 avril. Et encore moins à être si bien entourée.

Je rafraichis la page régulièrement, comme pour me pincer la peau. Et non, ça ne s’amenuise pas. Il y a toujours des ventes et je ne quitte pas le podium malgré les heures qui passent.
Je ne sais pas combien de temps ça va durer. Peut-être pas longtemps. Mais en attendant, je profite de cette joie que m’offrent Amazon et les nouveaux lecteurs qui me lisent en ce moment.
Ces trois jours ressemblent à une virée en montagnes russes. C’était un peu violent. Et maintenant c’est hallucinant.

La chance du débutant

La chance du débutant

Quand on tente quelque chose pour la 1ère fois, on le fait, c’est tout. Et parce qu’on ne met rien d’autre dans cet essai que notre bonne volonté, souvent, on y arrive.
On appelle ça la chance du débutant.
Cette chance, elle nous quitte quand on réessaye. On se concentre pour faire aussi bien que la 1ère fois, pour briller à nouveau devant ceux qui nous ont vu. Et généralement on échoue. On fait moins bien que la 1ère fois.

Cette idée de chance du débutant, elle ne me quitte pas depuis que j’ai posé le premier mot du roman 2. Et plus je reçois de félicitations pour le roman 1, plus cette idée s’ancre en moi. La raison, c’est la pression que l’on se met quand on réessaye. On oublie l’expérience de la 1ere fois, on oublie ce qu’on a appris… et on se laisse submerger par la pression. Dernièrement, elle a gaché mes sessions d’écriture. Rien de ce que j’écrivais n’était assez bien. Tout n’était que doutes et remises en question. Ajoutés à cela, des blocages sur mon intrigue qui ne trouvaient pas de résolutions… et j’avais de sérieux doutes sur ma capacité à aller au bout d’un 2e roman !

Ce qui m’a aidé à passer au delà de cette pression et à faire en sorte qu’elle ne me tétanise plus (attention, c’est le retour de la métaphore) c’est de ne plus viser le sommet de la montagne, mais un nouveau palier. Y aller par étape. Ainsi, quand j’attaque une session d’écriture, j’arrête de penser au roman à finir, je pense juste au chapitre sur lequel je travaille. Et je travaille en y mettant tout ce que j’aime, tout ce que je sais faire, tout ce que j’ai appris, sans oublier de me faire confiance. Point barre. La pression est toujours un peu là, mais elle ne m’empêche plus d’avancer.

Je terminerai sur ces mots de Bernard Weber (auteur connu pour sa trilogie des Fourmis)
« On dit que pour réussir il faut trois choses: le talent, le travail et la chance. Mais que deux suffisent. Talent + travail, on n’a pas besoin de chance. Talent + chance, on n’a pas besoin de travail. Travail + chance, on a pas besoin de talent. Vu qu’on ne peut pas agir sur la chance, mieux vaut donc le talent et le travail »

C’est le moment de se retrousser les manches, non ?

La Voix du Nord

La Voix du Nord

Il y a quelques jours,
Je me suis levée tôt,
Je me suis coiffée,
J’ai mis ma plus belle veste,
Et je suis sortie de chez moi.

C’était assez inhabituel. Autant que de répondre aux questions d’un journaliste pour un quotidien régional.
J’ai parlé beaucoup.
J’ai donné des infos dites et redites, et des infos inédites.
J’ai ri derrière mon masque.
Puis j’ai retiré mon masque, pour qu’on puisse nous tirer le portrait, mon bébé et moi.

Ça donne un article (complet) et une photo (presque pas tronquée) à voir ici !

Merci à mon bonne fée @lapenderiedannie, qui a parlé de moi au journaliste de @lavoixdunord qui passait dans sa boutique. La force de la recommandation, encore et toujours ♥️

https://www.lavoixdunord.fr/956149/article/2021-03-10/saint-andre-reprendre-son-souffle-un-premier-roman-ecrit-pendant-le-confinement

Quand il y a un doute…

Quand il y a un doute…

Parfois j’hésite. Je viens d’écrire quelque chose, un chapitre, un article, un post… et alors que je le relis, je doute. De sa sincérité, de son but, de sa pertinence, de sa qualité.
Et alors je suis tentée de l’envoyer à quelqu’un pour me faire relire.
Mais je m’arrête, parce que je me remémore cette phrase qu’une de mes manageurs me soufflait quand on réalisait des entretiens d’embauche : « quand y’a un doute, y’a pas de doute ». Dans ces cas là, ça voulait dire que si j’hésitais, c’est qu’il ne fallait pas retenir ce candidat. Ecouter son instinct.

J’applique toujours ce conseil. Pour des tas de sujets. Y compris l’écriture.
Quand je m’apprête à envoyer mon texte ou à me faire relire, si je ne suis pas sûre de moi, si j’ai un doute au point d’avoir besoin de l’approbation de quelqu’un, c’est qu’il ne doit pas être lancé.

Vous vous souvenez des 2 chapitres (sur les 8) que j’avais supprimé en un clic parce que je doutais de leur pertinence ? Vous comprenez pourquoi.

« Quand y’a un doute, y’a pas de doute » ou comment ne jamais se contenter de l’à-peu-près.


Êtes-vous aussi exigeant avec vous même ? Vous autorisez-vous une forme d’imperfection quitte à ne pas être totalement satisfait ?