L’étreinte

L’étreinte

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> avec un walkman

Si ce type de nouvelle vous plaît, faites-le moi savoir en commentaire. Il se peut que j’en fasse un rendez-vous régulier.

Motivation et discipline

Motivation et discipline

On va pas se mentir : écrire un livre, ce n’est pas qu’une partie de plaisir.
Les débuts sont chouettes, on est ultra motivé, on est porté par la nouveauté et les idées fusent.
Et puis rapidement, on s’essouffle. Après plusieurs semaines voire plusieurs mois, on se dit que ça devient long, épuisant, décourageant.
C’est généralement le moment où on a envie d’abandonner, ou que l’on va chercher des méthodes pour écrire sur internet (petit besoin de se rassurer qu’on fait les choses bien).

Ça fait plusieurs mois maintenant que je travaille sur l’écriture de mon deuxième roman. Si vous avez suivi un peu l’histoire de celui-ci, vous savez que j’ai eu beaucoup de difficultés. J’ai pensé abandonner plus d’une fois et j’ai entendu en retour que j’étais ultra motivée. La vérité, c’est que la motivation me quitte parfois. Impossible de travailler sur le long terme avec la motivation pour simple guide. Mon deuxième guide, c’est la discipline. C’est me prévoir des rendez-vous quotidiens et m’y tenir. C’est écrire quelques lignes même si je trouve ça mauvais pour que les mots reviennent avec fluidité. C’est penser à mon histoire même quand je ne l’écris pas, pour en rester imprégnée.
Et quand ça ne vient vraiment pas, je me laisse un peu tranquille ! Je rêvasse, je regarde le ciel, je lis. Dans l’une de ces 3 occupations, je retrouve très souvent la motivation (et le plaisir !) de reprendre mon clavier.

Et vous, quels sont vos guides pour écrire/créer ?

6 mois

6 mois

Il y a 6 mois presque jour pour jour (2 jours de retard… oh ça va !), je faisais mon premier grand saut dans le vide, sans harnais, sans filet de protection, uniquement en fermant les yeux et en croisant fort les doigts pour que l’atterrissage ne fasse pas trop mal. C’était le 5 novembre 2020. Je lançais Reprendre son souffle, mon premier roman, en auto-édition.
Quand j’y repense, c’était un peu fou.


Plusieurs fois ensuite je me suis fait la réflexion que c’était une idée à la con, que j’aurais mieux fait d’être relue, accompagnée et portée par des professionnels de l’édition.
Mais jamais je ne l’ai pensé avant. Pour la simple et bonne raison que j’avais pris une décision et comme dirait ma mère « quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs ».
Est-ce que pour autant je regrette ma décision ?
Absolument pas !


Alors oui, ça a été un travail énorme. Oui, j’ai eu des milliers de doutes. Oui, j’ai fait des tas d’erreurs. Et oui, je n’ai pas eu la même visibilité qu’avec une maison d’édition.


Mais j’ai aussi eu la chance d’être lue seulement quelques semaines après avoir posé le dernier mot de cette histoire, d’avoir reçu énormément de retours positifs, et de gagner en confiance. Sans cela, jamais je n’aurais entamé l’écriture d’un 2e roman.
J’ai aussi eu la chance folle que Reprendre son souffle soit lu en masse, recommandé, chroniqué. Avec plus de 800 exemplaires vendus (je ne compte pas les pages lues Kindle), comment voulez-vous que je regrette ce pari fou ?

Normal People de Sally Rooney

Normal People de Sally Rooney

S’aimer, c’est se dévoiler.
J’ai cette phrase en tête en refermant ce livre.

S’aimer, c’est dire ses peurs, ses attentes et ses sentiments à l’autre. Exactement ce que ne parviennent pas à faire les deux héros de cette histoire.
Pourtant, l’alchimie entre eux est évidente. A l’image d’Un jour de David Nicholls où les deux protagonistes passent un temps fou à se trouver, Connell et Marianne passent 4 ans (et 320 pages) à se chercher. Parce qu’ils ne parviennent pas à s’extraire du qu’en dira-t-on, des non-dits, de leurs incertitudes et de leurs failles, parce qu’ils ne se parlent pas, ou mal, ils se loupent. On assiste, impuissant, à leur jeu du chat et de la souris dans un suspense constant. C’est si addictif qu’il est impossible de le lâcher.

Alors oui, la construction et le style de ce livre peuvent décontenancer. Les dialogues, par exemple, ne sont pas indiqués par des tirets. Mais personnellement c’est une originalité que j’ai beaucoup apprécié.
Et si l’on arrive à passer au dessus de ça, on plonge surtout dans une atmosphère particulière, avec une plume à la fois douce, vive et intelligente, des dialogues remarquables, et une finesse incroyable pour parler des sentiments.

Ce n’est pas tout à fait un coup de coeur, probablement à cause de certaines longueurs vers la fin et du fait que je l’ai involontairement comparé à Un jour (qui reste aujourd’hui encore mon plus gros coup de cœur livresque). Mais ça n’a en rien entaché mon plaisir de lecture.

Un million d’exemplaires vendus et une adaptation en série (que je vais m’empresser de regarder), de quoi vous inciter à sauter le pas, non ?

L’avez-vous lu ? Aimé ?

2 mai

2 mai

Un an de plus.
30 ans et des poussières.
Avoir toujours du mal à donner mon âge par peur du temps qui passe, mais n’avoir jamais été aussi bien dans ma peau.
Me prendre de moins en moins au sérieux.
Prendre de plus en plus conscience du bonheur d’être si bien entourée.

Merci à tous pour vos mots si doux.